Les prières de l'enfant

Il vint comme toujours atterré par le pépiement des moineaux vite envolés
Oubliant les toits des dimanches, de branche en branche, courant vers les bourgeons affleurés
Du museau des feuilles enchantées
Puis le mince filet d'une eau douce
Qui dansait avec le soleil
En plainte feinte cherchant la Grande Ourse,
Dans les nuits, au bord du temps vermeil.

L'âge n'efface pas les tourments du vide,
L'âge n'efface pas les silences de nos saisons,
Ni même l'étoile que Tristan abreuve d'enchantement,
L'âge n'efface pas les oripeaux de notre route,
Parsemé de chants que n'oublie pas notre écoute. 
L'âge accentue le retour et l'errance.

A l'aube, les bourgeons nous embrassent,
La joie singulière des oiseaux du printemps,
D'un frisson au bord de la rivière,
Dans les plis d'un auvent,
De prières folles que nous susurre l'enfant,
Dans les mots, les brumes de la terre. 

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