Le rêve

Au jour où tout sombre à l'horizon,
Vermeil, comme un jeune faon,
Près d'un chêne, aux aguets,
Quand l'oiseau boit un peu de rosée,

Juvéniles pensées célébrant la laitance,
-Pour avoir parcouru quelque distance,
Voici la mésange donnant la béquée,
Et un lapin comme stupéfait.

-D'un jour commun, mais aussi d'une œuvre,
Tenant bien son solide bâton,
Chantant l'Ave Maria comme une épreuve,
Sonnera-t-il ce lointain carillon ?

La rivière avec ses méandres clairsemés
Se trouble de son passage idyllique,
Car, en tirant son harmonica encore muet,
Il voit frémir toute une faune aquatique.

Les truites disparurent et plonge la grenouille,
Les clapotis se troublent et l'onde grouille ;
Quelques rochers ont des soupirs de vierges,
Tandis que le soleil effleure à peine les berges.  

On entendait le silence haletant,
Le rossignol se cachait comme un vieil amant,
Des grillons, nulle stridulation lancinantes,
Du rêve, qui s'échappe soudain de la branche ?


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