journal posthume

Femme

Puisque je suis homme, puisque le désir m’a traversé d’une empreinte primitive, j’ai croisé les affres de l’amour, mais le piège est grand d’en faire un édifice, de faire couler une sorte de bave insidieuse devant quelques rêves inconsumés. La beauté d’une femme, son attraction n’en fait pas une marchandise, les temps dépravés, et ceux qui en parlent le moins le vivent avec une indicible douceur, car la Femme est bien à l’Homme, sa muse attitrée. Je fais le songe d’un lac où brûlent mes ardeurs, quand de la Femme, j’ai respiré un parfait parfum inachevé. Mais, comme je l’aime cette femme venue des temps du vrai amour, du temps où, semblable à la soie que l’on n’ose plus froisser, les parures de son âme vêt son corps d’une mémoire parachevée.

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