journal posthume

Douleurs

Démesurés propos dans l’antre de notre cœur usé, là où se situent les oublis de nos cris, tandis que la stèle enferme nos douleurs d’homme. Dans la solitude, voici que les souvenirs se bousculent et l’on voudrait dire non au cœur. L’on voudrait l’arrêter, l’apostropher, le court-circuiter, l’enterrer pour de bon. Ce n’est pas la solitude qui nous torture. L’avoir laissée partir. Elle ne s’est pas retournée. Je lui ai saisi la main comme le dernier geste d’un fou désespéré et j’y ai déposé, en silence, un baiser. Mais, elle est partie sans se retourner. Parfois, elle m’envoie un petit message, un fragile message, je la connais. Je te remercie d’avoir été ce compagnon. L’abruti que je suis ne lui répond jamais. Les mots s’étranglent dans le souffle rauque de l’avoir manquée. Ce n’est pas à cause de toi, m’écrit-elle, tu n’es pas en cause.

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