journal posthume

Le cœur hideux

J’ai toujours été profondément dégouté par le mépris que l’on a à l’égard de la femme et je me posai la question quand il advint que je vécus un dialogue assez troublant, voire interpellant, et ce avec une certaine personne dont je tairai ici le nom. Ce qui compte après tout, c’est l’esprit de la chose que je développerai présentement. Parlons de synchronicité, de coup du hasard, il n’en reste pas moins que cela advint. L’on me fit le récit bien cruel des aveux d’une personne qui revenait de loin.

Elle raconta sa chute terrifiante, ses déboires dans les tréfonds sordides de son psychisme. Elle le fit avec une telle lucidité que l’on se demandait comment elle avait pu vivre pareil cauchemar. Je ne dévoilerai pas son enfer, mais ses propos firent l’effet d’une révélation qui me laissa stupéfait. Il y a avait de l’honnêteté dans ses confidences.

Non ! ne considérez pas ces dires comme une simple confession, car, il fut le pire des proxénètes : il prostitua sa mère, sa sœur et sa propre fille. Il fit étalage de leur corps sur les réseaux sociaux, les étala comme de vulgaires corps. Il était allé si loin dans son éclatement psychique et mental qu’il ne voyait plus en elle des gens de sa famille. Il s’agissait juste de corps, d’objets sexuels. Il en vint à dire, non sans éprouver pour lui-même une sorte d’abjection personnelle : tous les corps se valaient. Toute cette hiérarchie des corps exposés, de la jouissance la plus triviale, au règne des sens les plus épouvantables, m’avaient complétement dépourvus du moindre sentiment de filiation. Pour moi, aucun humain n’était humain. Tout était chair, luxure, source jubilatoire de plaisir, de rut et d’égoïsme, le plus éhonté qui soit. Un véritable étalage brisant les digues, non pas de la décence, mais de l’humain. Tel un drogué, j’avais sombré dans une totale négation de l’homme pour assouvir plaisirs de la chair, obscénités, désordres et concupiscences en tout genre. C’est quand ma mère sombra dans la folie la plus démentielle, qu’elle tua sa propre fille que je me réveillai du plus sordide des cauchemars. Je prie conscience du dérèglement de l’humanité, de son commerce sexuel sans borne, de sa plus inhumaine attitude, du règne démoniaque qui sévit aujourd’hui, au vu et au su de tous, sans que personne n’y trouve plus rien à redire. Les hommes vendent leur mère, leur fille, leur sœur, leur frère sans plus aucune espèce de discernement, d’empathie, de considération. L’homme déteste jusqu’à son humanité qu’il détruit jour après jour, sans même comprendre qu’il corrompt tout de ses mains hideuses.

7 commentaires sur “Le cœur hideux

  1. C’ est pessimiste ce que je dis, mais je crois en une part plus ou moins développée de mal chez chacun de nous. Je crois qu’ on a tous de minces ou d’ épais vices qui viennent équilibrer les angelots que nous serions si nous étions dans un monde parfait. Les maitre du cosmos – dieux ou extraterrestres- doivent trouver ça plus drôle.

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    1. Pessimisme ou début de réflexion.
      En vérité, je ne crois pas qu’il faille être pessimiste. Telle n’est pas le problème.
      Je m’interroge sur ce monde perverti ou les valeurs changent, ou plutôt ont changé : le bien apparaît comme un mal et le mal comme un bien.
      Que l’on ne soit pas indemnes d’erreur, cela est vrai. Que l’on considère normal ce qui ne doit pas l’être, c’est toute la différence. C’est dans l’erreur que l’on se corrige, dit Bachelard. Ok ! Mais, que l’on voit l’erreur comme une normalité est perversité. C’est tout ! et ça dure depuis pas mal de temps. Une gangrène. On voit le résultat aujourd’hui. Criant, blafard, immonde !!! Je ne jette pas l’opprobre. Mais je ne me reconnais pas dans un tel monde. Non et non !!!

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  2. Je crois que tout commence par l’impolitesse, le manque de respect pour les autres; l’égoïsme excessif conduit à anéantir tout respect pour l’âme et le corps d’autrui, et à traiter les gens comme des objets, à utiliser et à piétiner au gré, pour leurs propres desseins infernaux. Le problème est que, dans le monde d’aujourd’hui, il est très difficile de redresser les entorses si elles ne sont pas immédiatement contenues, en dénonçant et en punissant lourdement toute action violente (pas seulement physique)

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      1. Tant que nous sommes en finesse, l’art primordial, l’art qui élève : oui. La lumière est dans le cœur. Mais je ne crois pas que nous sachions vraiment de quoi nous parlons. Merci Alain pour venir ici. Nos divergences ne contredisent pas nos convergences.
        Vos tableaux me touchent par leur lumière. Cette floraison de jardin est belle.

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