humour mordant

Chez cuculand

Les chansonnettes pour midi-net, apologie de la bêtise. Romance à deux balles sans rien de profond, mais vas-tu un peu plus plonger au-delà de ta sentimentalité ? le monde est à gerber. On nous vole nos amours, on nous vole nos amitiés : tout est abîmé. Bon sang ! le cerveau des hommes est une écumoire baveuse. Cuculand. Musique défoncée au supermarché, heure de pose, ou pause débridée. L’amour ménage, Monsieur propre au logis, cervelle d’oiselle et autre acabit. Chez cuculand, on parle d’amour mais on ne sait pas aimer. Non ! je me trompe : on ne parle pas d’amour. C’est le vide existentiel. Depuis quand la vie avait son sens ? On nous bassine avec du vide, on ne comprend pas ce que l’on n’a jamais expérimenté. Des loques, des lambeaux de chair. Des rumeurs de cerveaux. Il n’y a plus ni homme ni femme, mais des ombres qui déambulent dans un décors usé, miteux. Des fesses, on en voit partout et des mains qui s’y posent, quelle blague ! Réinventer l’homme ! Réinventer la femme ! On s’ennuie avec ces corps vidés de leur charme.

10 commentaires sur “Chez cuculand

  1. Malheureusement, il y a une masse de pensée et de comportements. Il n’y a plus de distinction entre la vie privée et la vie publique, il y a trop de tout mais bon marché, très mauvais : livres, musique, nouvelles. Souvent, on ne distingue pas le vrai du faux parce qu’on n’est plus habitué à prêter attention aux nuances, aux détails qui rendent chaque être humain différent. On perd de la beauté dans tous les domaines. En fait, on l’a déjà perdue.

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  2. Revenons à l’essentiel.
    Encore un texte brut et vrai.
    Peut-être, aller doucement et se donner une intention pure. L’intention de ne pas mentir, de ne pas croire que nous savons tout sur tout.
    Retrouver le Beau, c’est se trouver soi-même.
    Affiner nos connaissances,
    Parler à ceux qui comprennent.

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  3. Juste. Terrible.
    En vous lisant, Basile, j’ai pensé à ces mots de Camus: « Plus je vieillis et plus je trouve qu’on ne peut vivre qu’avec les êtres qui vous libèrent, qui vous aiment d’une affection aussi légère à porter que forte à éprouver. La vie d’aujourd’hui est trop dure, trop amère, trop anémiante, pour qu’on subisse encore de nouvelles servitudes, venues de qui on aime. À la fin, on mourrait de chagrin, littéralement. Et il faut que nous vivions, que nous trouvions les mots, l’élan, la réflexion qui fondent une joie, la joie. Mais c’est ainsi que je suis votre ami, j’aime votre bonheur, votre liberté, votre aventure en un mot, et je voudrais être pour vous le compagnon dont on est sûr, toujours. » (Lettre à René Char, 17 septembre 1957.)

    Revenons à l’essentiel de cette « affection aussi légère à porter que forte à éprouver ». Et pour tous ceux chez Cuculand, donnons-nous y..

    Aimé par 2 personnes

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