humour mordant

Le passage obligé

Être un pas sage, n’est pas futilité, mais engagement vivace et fort approprié. Pour parvenir à cet état, faut-il donc traverser un pont, puis un autre, car l’enfer est sous nos pieds. Fausse moralité a bon dos sur l’âne qui porte un savoir quelque peu morcelé, un élément du puzzle oublié ? Alors, un à un, mes actes vont s’ancrer et je plante un arbre que je nomme sincérité. La politique de l’autruche ne consiste pas à mettre une tête dans le sable pour ne pas voir, mais bien de cacher les vraies réalités. Quand on vit, on a les forces de nos intériorités. Combien de fois j’ai vu la mauvaise foi passer pour de l’intégrité. Les gens qui râlent sont souvent ceux qui n’ont en rien à cirer. Des pets dans l’eau, épée mouillée de fausses morales et de désengagement vis-à-vis de l’humanité. Un pas en amène un autre et le pas sage est celui qui a toute ma fidélité.

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Subversion

Immersion et subversion, plus elles sont apparentes et plus elles sont annonciatrices d’un renversement total. Le chaos et l’ordre. Les instantanés et la médiocrité. Une poursuite, mais, aussi un abandon légitime. Ce sont certainement les derniers vestiges de la subversion, ou bien son apothéose ? Tant mieux ! La visibilité est un enchantement pour nos complexes abordements. Lobotomisation des cerveaux cancres. Fermeture de l’apprentissage. Bon ! on s’en tient là. La chute n’est plus très loin.

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Médisance

Connaissez-vous les mauvaises langues qui susurrent dans les oreilles de celles qui veulent bien entendre ? Ces langues appartiennent aux êtres faibles, angoissés, torturés et sans réelle conviction. Des commères, il en est même dans les salons les plus huppés tout comme il en est aussi dans les milieux populaires. Souvent, vous les reconnaissez, car, ces mauvaises langues savent s’entourer d’une horde de faussement civilisés. Elles sèment le doute, s’alimentent de ragots, répandent le fumier verbal avec les airs les plus effarouchés. Ces putrides langues doivent avoir succombé dès le berceau à ce genre de travers.

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La plus belle

Des sphères sulfureuses comme des anguilles sous roches. La pointure du serpent mordant les succubes tortueuses et les vacations qui ont pour seules vocations l’accaparement disharmonieux. Non ! Tout ne se vaut pas et la poubelle n’est pas la plus belle. Parodie d’une inversion, mais tant pis pour ceux qui s’y perdent. Après tout, chacun sa sphère. Qu’on vienne picorer ici ou là, les uns s’accrochent au vide et les autres au trépas. La parodie est visible et l’on pouffe de rire devant ce déploiement d’énergie pour courir à l’envers.

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Confidence

Je ne crois plus, depuis belle lurette, à la démocratie, valeur illusoire d’un Occident surfait, en voie de sous-développement. Aller voter pour ceux qui ne nous ont jamais représentés : Foutaise que cela ! On subit le poids des crétins de masse. Je ne défendrai pas cette maïeutique de salon idéologique. Le pouvoir par le peuple : j’en ris. Jean rit. Il n’y a aucun mépris dans ce que j’écris. Pourtant, je ne jouerai pas dans la démagogie. Nous sommes pris en otage par une masse de prodigieux ignorants. Alors, voter ceci ou cela, tous pareils ! Les meilleurs n’arrivent jamais jusqu’au scrutin…

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Excessivité

« L’évidence pourlèche les paroles. Mais à trop se déverser, il en vient des propos indigents ». Ainsi s’exprima le potelé marquis de la jouissance. Il leva son petit doigt et savoura un reste d’outrecuidante sauce au vin blanc. Jamais je ne le vis aussi plaisant, sa perruque abondante quelque peu de travers, mais sa mine rose lui seyait sans nul doute. « Je suis le parfait samaritain et, de mes dix doigts opportuns, je joue sur les cordes amulettes de chacun. N’est-ce pas enfin une victoire, alors que la tragédie prend des airs de victime ? Non, non, non ! Insupportable cette mise-en-scène ! J’ai bien fait de marcher à côté de mon paladin. »

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Vendredi

Illustration de Geluck Philippe

Dans le cerveau, il y a, ou des cas niveaux par monts et par vaux, des circuits courts circuités, des labyrinthes d’un cervelet à l’autre, de ténébrescence en gérescence, ou fluorescence en effervescence, mais une radiance inconséquente, je puis vous l’assurer, puisque certaines prépondérances vont de purulence en inadvertance, ou bien encore d’encens par essence, substance sans animosité, mais gare aux sentences sans sens, car, elles sont incapables de faire pénitence. Aimer les mots en anse, c’est Byzance. Comme j’étais paresseux à l’école, j’ai fini par ne plus y croire. Sans lien avec ce qui précède…

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Dimanche

Dix variations pour dix manches, dix genoux de tes dix pas, mais dis, comment tu vas ? J’ai dix sous cachés dans un bas, et dix paires de yeux pour un coeur qui bat. Je repasserai par là, dix fois et même vingt fois ; surtout n’y crois pas, car ce dis en dit plus long qu’un silence au plus bas, et si tu viens, je viens dix fois plus que toi. Ça ne va pas ? Si si, tout va.