journal posthume

Exacte attitude

La déferlante des acquis depuis tout ce temps, ces discours impossibles, des discours qui sont les coins en bouche, ces coins de bouche qui cumulent une mousse verdissante de moisissures, ou de morsures, taciturnes, pleine d’amertume, qui n’a jamais fait que copier des leçons apprises sur les ricochets d’une société déclinante. Les hommes qui ruminent leur vie manquée par de pseudos pensées écologistes et pacifistes. Tu parles, me dit Édouard, ils font semblant d’être les saints du monde profane. Ils sont insupportables ! Il y a, de nos jours, une prétention à vouloir devenir le saint des temps modernes. « Les biens pensants » qui déclarent être les meilleurs. Ils font la morale, comme on ne l’a jamais faite, et ne manifestent aucune espèce de gratitude à l’égard de quoi que ce soit.. Les vieux grincheux intellectuels. Ont-ils jamais rencontré le réel ? L’exacte attitude c’est de voir que la vie est un grand miracle. On boit le café fumant. Le matin s’éclaire. Ici, la vie chante. J’écoute les paroles d’Edouard. On est des amis depuis si longtemps. Je le regarde. Enfin ! Comme il faut du temps pour regarder ! Comme il faut du temps pour ne pas manquer la vie !