journal posthume

Connais-toi !

Quand l’homme ne se connaît plus, qu’il est sans cesse dans l’acquis, il n’est pas loin de sombrer. Celui qui se contente des émotions en enfilade s’est accroché à la coquille. Celui qui s’accroche à la coquille est voué à disparaître. Aller jusqu’au bout, c’est se laisser guider par l’invisible, par l’esprit des choses. Celui qui s’identifie à ses émotions, celui qui s’identifie à ses images est un être figé. D’où nous vient d’écrire ? D’où nous vient de poser les mots comme autant de jalons sur une voie que l’on ne connaît pas ? D’où nous vient d’être ? La superficialité, le fait de ne pas se connaître fait de nous des êtres à-demi… Le connais-toi est la pierre fondatrice de tout homme. Les cancres ne cherchent qu’à masquer leur ignorance. Quel brouillard ! Quelle nuée ! Nous revenons de loin. Beaucoup se pensent évolués parce qu’ils portent des costumes à leur image. Des prétentions de l’écriture et des prétentions à l’Art. L’âme est inspirée. Le travail à la Flaubert, suée sang et eau engendre un art mécanique, alors que les écrivains d’aujourd’hui n’arrivent même pas à sa cheville. Maupassant s’était bien aperçu de l’autre face cachée avec son Horla. L’hypocrisie de certains est manifeste. Faite donc du yoga à la place ! Les supermarchés de l’écriture, ainsi que les supermarchés spirituels sont les mêmes. Poésie de gare, et mots égarés. Je crois à l’inspiration. C’est l’entre-deux. C’est le temps de l’apnée et c’est le temps du vivant. Seulement, l’on confond instantanéité avec instant. L’on confond inspiration avec mécanicité. Rétrogradation de l’homme. C’est un constat définitif, mais non fermé. Connais-toi, bon sang !!!

humour mordant

L’Art

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Les quartiers sont les villages de notre conscience. Le quart, ce quart qui met en partage. Et l’Art ? Car, l’Art n’est pas originalité, mais origine. Si l’art n’élève pas, c’est alors confondre un restaurant avec un fast-food. L’Art percute notre âme. Mais, il ne la viole pas. Je pense que nous confondons l’art et les problèmes psychiatriques de certains. Confondre bruit et musique. Confondre atelier et zone industrielle. L’Art devenu égouttoir des impasses de notre psychisme. Bon, je veux bien de l’art thérapie… L’œil d’un homme coincé dans ses dédales et la galerie s’amuse. Mondanités des faux-culs. La citrouille d’un gargarisme hoquetant éclatée sur une toile blanche. Il y en a qui n’ont pas peur. Le ridicule ne tue pas, dit-on. J’ai beau scruter longtemps un tableau, je ne trouve pas qu’une patte de mouche sur un fond noir puisse faire jaillir le meilleur de moi-même. L’Art dans tous ses états !!!