humour mordant

Serial Killer

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Injonction violente, postulat impérieux, du psychopathe des mots au psychopathe des cieux, je gage que la différence soit mince. Un filet écumeux entre les dents époustouflées et la haine fait mousse. Les mots sont tordus face à de telles hideuses instances. Qu’as-tu Hervé à geindre avec du cyanure aux lèvres ? Marmite ombellifère et genoux sécables, voici des damnés qui susurrent en grinçant des dents. Des mots persiffleurs jusqu’au cou et ce serial killer a la gâchette facile. Au désert des imposteurs, la guerre fait des ravages. Les mots trouvent la chair et les canons tuent, lentement, un à un, les vivants. Qu’as-tu Hervé à imposer ta revanche, comme si tu avais peur ? Des mouches se piquent de ton assiette, et tes rocs cachent des crachats tortionnaires. Ceux qui ne sont pas heureux creusent les tranchées de la mort. Un seul mot ne suffit plus. Il te faut du nucléaire de haine. Cent coups qui se déversent, Hervé, et tu jouis de ta rage tel un enragé. Pourquoi Hervé ?

humour mordant

Le passage obligé

Être un pas sage, n’est pas futilité, mais engagement vivace et fort approprié. Pour parvenir à cet état, faut-il donc traverser un pont, puis un autre, car l’enfer est sous nos pieds. Fausse moralité a bon dos sur l’âne qui porte un savoir quelque peu morcelé, un élément du puzzle oublié ? Alors, un à un, mes actes vont s’ancrer et je plante un arbre que je nomme sincérité. La politique de l’autruche ne consiste pas à mettre une tête dans le sable pour ne pas voir, mais bien de cacher les vraies réalités. Quand on vit, on a les forces de nos intériorités. Combien de fois j’ai vu la mauvaise foi passer pour de l’intégrité. Les gens qui râlent sont souvent ceux qui n’ont en rien à cirer. Des pets dans l’eau, épée mouillée de fausses morales et de désengagement vis-à-vis de l’humanité. Un pas en amène un autre et le pas sage est celui qui a toute ma fidélité.

humour mordant

La plus belle

Des sphères sulfureuses comme des anguilles sous roches. La pointure du serpent mordant les succubes tortueuses et les vacations qui ont pour seules vocations l’accaparement disharmonieux. Non ! Tout ne se vaut pas et la poubelle n’est pas la plus belle. Parodie d’une inversion, mais tant pis pour ceux qui s’y perdent. Après tout, chacun sa sphère. Qu’on vienne picorer ici ou là, les uns s’accrochent au vide et les autres au trépas. La parodie est visible et l’on pouffe de rire devant ce déploiement d’énergie pour courir à l’envers.

humour mordant

Excessivité

« L’évidence pourlèche les paroles. Mais à trop se déverser, il en vient des propos indigents ». Ainsi s’exprima le potelé marquis de la jouissance. Il leva son petit doigt et savoura un reste d’outrecuidante sauce au vin blanc. Jamais je ne le vis aussi plaisant, sa perruque abondante quelque peu de travers, mais sa mine rose lui seyait sans nul doute. « Je suis le parfait samaritain et, de mes dix doigts opportuns, je joue sur les cordes amulettes de chacun. N’est-ce pas enfin une victoire, alors que la tragédie prend des airs de victime ? Non, non, non ! Insupportable cette mise-en-scène ! J’ai bien fait de marcher à côté de mon paladin. »

humour mordant

Vendredi

Illustration de Geluck Philippe

Dans le cerveau, il y a, ou des cas niveaux par monts et par vaux, des circuits courts circuités, des labyrinthes d’un cervelet à l’autre, de ténébrescence en gérescence, ou fluorescence en effervescence, mais une radiance inconséquente, je puis vous l’assurer, puisque certaines prépondérances vont de purulence en inadvertance, ou bien encore d’encens par essence, substance sans animosité, mais gare aux sentences sans sens, car, elles sont incapables de faire pénitence. Aimer les mots en anse, c’est Byzance. Comme j’étais paresseux à l’école, j’ai fini par ne plus y croire. Sans lien avec ce qui précède…

humour mordant

Dimanche

Dix variations pour dix manches, dix genoux de tes dix pas, mais dis, comment tu vas ? J’ai dix sous cachés dans un bas, et dix paires de yeux pour un coeur qui bat. Je repasserai par là, dix fois et même vingt fois ; surtout n’y crois pas, car ce dis en dit plus long qu’un silence au plus bas, et si tu viens, je viens dix fois plus que toi. Ça ne va pas ? Si si, tout va.

journal posthume

Auto-like

Y a-t-il quelqu’un pour m’expliquer les auto-like ? Est-ce de l’autosatisfaction, de la vanité, ou ai-je manqué quelque chose ? Je me suis posé la question en voyant cela sur certains blogs, assez fréquemment du reste. L’amour de soi, ou le manque d’amour de soi, est-il à ce point si intensément irrésistible pour que certains manifestent publiquement, et sans honte leur narcissisme ? Comme il ne m’est jamais venu à l’esprit de le faire, et comme ma gentille souris ne me harcèle pas à ce point, j’avoue être un peu dépassé. Peut-être est-ce une fausse manœuvre de l’informatique, un dérapage du clavier ? Mais alors, comment expliquer cette récurrence ? Au début, je me disais : il s’agit certainement d’une erreur. Mais quand celle-ci se répète, cette explication ne tient plus du tout. Ensuite, plusieurs personnes, de différents blogs, le font. S’agit-il d’un code que j’ignore ? C’est vraiment incroyable ! J’avoue n’y rien comprendre.

Bon, je m’aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout ? Ah ! ce monde du virtuel ! Quelle découverte !

Merci de m’avoir lu, je vous aime…